Mon AV68 étant à présent immatriculée, j’ai pu enfin reprendre la route à son guidon.

Il est donc grand temps de trouver une solution pour la protéger des éventuelles intempéries, tout en conservant son « jus », témoin de ses 53 printemps.

J’ai lu plusieurs articles assez vagues mentionnant l’usage d’huile de lin.
J’ai donc mené l’expérience sur un carter d’AV65, avec un mélange de 3/4 d’huile de lin et 1/4 d’essence de thérébentine.

Ce essai a été réalisé sans siccatif, pour deux raisons.

La première est qu’à l’heure du test, je n’en avais pas encore trouvé dans le commerce…

La seconde est que je souhaitais évaluer la durée naturelle de séchage.
La pièce à traiter est nettoyée au préalable de façon à supprimer les piqûres de rouille indésirables avant dégraissage

L’application est réalisée au pinceau. Il en faut très peu, et on « tire » soigneusement sur le film huileux qui couvre très bien.

On laisse prendre quelques minutes avant d’essuyer le surplus avec du papier absorbant. 

Il semble qu’une couche trop épaisse puisse jaunir avec le temps, et, dans l’ensemble, mal vieillir.

On note vite la différence de brillance…
J’ai procédé au traitement dimanche, et j’écris cet article un jeudi.
La pièce traitée est à peu près sèche au toucher, mais les doigts « marquent » encore. L’usage du siccatif est donc indispensable.

Voici le résultat visuel, avec test à l’eau:

L’aspect est intéressant, entre satin et brillant. L’eau déperle parfaitement, ce qui semble confirmer la bonne protection offerte par le film.

J’ai, entretemps, trouvé du siccatif, dans un magasin d’articles de peinture destinées aux beaux-arts.

A priori, d’après les différents sites visités, le dosage serait de 2 à 5 %… finalement à peu près le même que l’huile deux temps ! 🙂

Je procéderai donc à un essai avec siccatif sur un des carters de mon AV68, avant de passer au reste de la carrosserie.

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